GUSTAVE DRON (1856-1930)

Député-maire de Tourcoing, sénateur du Nord

Derniers bonheur, parties de cartes - Carte postale début 20e - Collection privée Acheré - Dépôt Lille 3 IRHIS
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Troisième partie - Chapitre 9 - Paragraphe 5/15

L’enseignement technique post-scolaire

Dans la poursuite du combat pour l’enseignement technique, institué dorénavant par la Loi ASTIER du 25 juillet 1919, il propose l’institution de l’”enseignement professionnel post-scolaire”. Lors de la séance du 13 février 1926, il présente un volumineux rapport sur les limites de l’enseignement technique à Tourcoing et les remèdes à y apporter :

« (...) Tous les jours, nous constatons avec inquiétude que cette brusque interruption, entre 13 et 18 ans, de l’effort pour s’instruire (...) aboutit à créer une indifférence regrettable pour le perfectionnement intellectue et moral de la jeunesse qui a déjà pris contact avec l’atelier ou l’usine (...)


Les cours professionnels retiennent, tant à l’Institut Colbert qu’à l’Institut Sévigné et à l’École du Bâtiment, une population de 1.543 élèves dont 1.008 ont moins de 18 ans (...). Récemment on a pu constater à l’’Institut Colbert que 81% des élèves inscrits étaient présents, pendant la semaine du 24 au 31 janvier 1926 (...)


Est-ce à dire que le fonctionnement des cours professionnels donne entière satisfaction ? On peut leur reprocher :


1° - de base l’enseignement professionnel théorique sur des notions d’enseignement général insuffisamment consistantes ;


2° - de n’accueillir qu’une partie de la population astreinte à les fréquenter, en application de la loi du 25 juillet 1919 (...)  ».

Après avoir décrit par le détail le contenu des cours qu’il souhaite voir imposés, il aborde l’enseignement post-scolaire qu’il voit et définit comme des cours de perfectionnement.

« Ces cours continueront à se faire à l’Institut Colbert où ils reçoivent des jeunes gens titulaires du certificat d’aptitude professionnel, du certificat d’études pratiques, du brevet d’enseignement primaire supérieur, quelques anciens élèves du Lycée, des employés, des ouvriers qui pensent qu’il n’est point de limite d’âge pour se perfectionner. Ils fonctionneront de même à l’Institut Sévigné dans la mesure du possible (...) ».

Pour les nombreuses jeunes filles qui travaillent en fabrique textile21 et n’ont pas la chance d’aller à l’Institut Sévigné, il prévoit d’y ouvrir des cours d’enseignement ménager :

« Là encore, aucune hésitation n’est possible. C’est vers l’éducation ménagère que doivent s’orienter les efforts à entreprendre, sans sortir d’ailleurs du cadre même de la loi du 25 juillet 1919. (...) La réalisation de ce projet sera facile en ce qui concerne les rudiments d’enseignement général, le raccommodage et la couture usuelle. Quelques difficultés pourront surgir pour la cuisine, l’entretien ménager (...). 
Il s’agit donc ici d’une réorganisation des cours de quartiers en liaison avec les cours d’adultes et ceux de l’Institut Sévigné. ».

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Dans ce chapitre :


gustave DRON

Mémoire de Maîtrise en histoire contemporaine politique
de l’Université de Lille 3.
Octobre 1988

auteur

Bruno SIMON

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