GUSTAVE DRON (1856-1930)

Député-maire de Tourcoing, sénateur du Nord

Troisième partie - Chapitre 7 - Paragraphe 1/12

Une rupture totale

Une rupture totale

Les quatre années qui s’écoulèrent du 14 octobre 1914 au 17 octobre 1918, sous la botte allemande, furent quatre années de parenthèse pour la vie politique, économique et sociale de Tourcoing. La grande épreuve subie en commun a rassemblé des hommes d’origines sociales, d’idéaux, de sentiments ou de caractères si dissemblables : DRON, INGHELS, PIERPONT, LECLERCQ, POTIÉ, LENANT, SION. Et bien d’autres, hommes ou femmes, connus ou inconnus, furent ensembles constamment “sur la brèche” [1].

Une rupture totale. Les choses prennent des valeurs différentes et les hommes s’adaptent. Les personnages, acteurs ou jouets de l’histoire tiennent des rôles qui ne sont plus ceux d’avant-guerre, ceux d’un autre temps, d’un autre monde. Certes, aucun d’entre eux n’a renoncé à ses propres engagements, à ses propres valeurs, mais tous on pu croire qu’une société nouvelle, réconciliée par le combat et solidaire dans la paix comme dans la guerre, allait naître.

Mais cette guerre, qui ne sera pas la “Der des Der” et dont l’Europe entière allait sortir vaincue et des millions d’hommes déçus - la “génération du feu” [2] - n’aura fait naître qu’une “grande illusion”.


[1Arch. Mun. de Tourcoing, in “L’orage sur la ville”, Jean Mauclere, op. cit.

[2François Sirinelli, in “La Génération du feu”, art. paru dans “l’Histoire” n°107, janvier 1988.

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Dans ce chapitre :


gustave DRON

Mémoire de Maîtrise en histoire contemporaine politique
de l’Université de Lille 3.
Octobre 1988

auteur

Bruno SIMON

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