GUSTAVE DRON (1856-1930)

Député-maire de Tourcoing, sénateur du Nord

Usine Duvillier-Mote Fils de Tourcoing, bobinnage et ourdissage - A.G. - Médiathèque municipale de Tourcoing
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Première partie - Chapitre 2 - Paragraphe 10/11

La grève des tapisseurs de l’été 1896

Le 14 juillet 1896, la branche des ouvriers du tapis de Tourcoing se met en grève. Les tapisseurs font partie de ce que l’on pourrait appeler “l’aristocratie” de la classe ouvrière. Plus instruits, plus qualifiés, ils sont donc plus organisés socialement et syndicalement [1]. Moins soumis et dociles que l’ensemble des ouvriers du textile, ils poussent plus facilement leurs revendications. Ici à propos de leurs conditions de travail et bien sûr de leurs salaires.

Les tapisseurs disposent généralement d’un apprenti appelé “tireur de corde” qui exécute une partie de leur travail. Les industriels de Tourcoing, prétextant la concurrence de Beauvais où les tapisseurs n’ont qu’un tireur de corde pour deux, veulent supprimer cette catégorie d’ouvriers. Pour cette part de travail supplémentaire, les tapisseurs réclament une indemnité de 1 franc supplémentaire par jour.

GUSTAVE DRON intercède auprès de LÉON MONNIER qui est porte-parole des patrons tourquennois. Son vieil adversaire politique ne lui accorde qu’une indemnité de 50 centimes, après d’interminables et tendus débats. Le 14 août, au “Café de Paris”, siège du syndicat des tapisseurs, la reprise du travail est votée par 121 voix contre 63.


[1La première création d’un syndicat de tisserands du tapis à Tourcoing remonte à l’année 1881.

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Dans ce chapitre :


gustave DRON

Mémoire de Maîtrise en histoire contemporaine politique
de l’Université de Lille 3.
Octobre 1988

auteur

Bruno SIMON

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