GUSTAVE DRON (1856-1930)

Député-maire de Tourcoing, sénateur du Nord

Usine Duvillier-Mote Fils de Tourcoing, bobinnage et ourdissage - A.G. - Médiathèque municipale de Tourcoing

Première partie - Chapitre 2 - Paragraphe 7/11

Pour les retraités et les orphelins

De même, réussit-il à imposer, avant la fin de l’année 1894, le secours aux vieillards à domicile. Cela consiste essentiellement en distribution de pain provenant du moulin et de la meunerie du Bureau de Bienfaisance, construits sous sa direction. Il était le seul à préconiser ce type de secours.

D’autre part, il organise “L’Institution des Vieux Ménages” qui accueille des retraités et dont le but premier est « de ne pas séparer les vieux couples par le casernement et l’Hospice » :

« (...) la vie conjugale que l’on ne peut songer, sans un serrement de coeur, à briser chez les vieillards qui ont uni leurs efforts pour surmonter les difficultés dont a été trop souvent hérissé le chemin qu’ils ont eu à parcourir (...) »
.

L’apprentissage des métiers du bois ou de la mécanique est désormais accessible aux orphelins, tel qu’il l’avait suggéré dès son entrée à la Commission Administrative des Hospices.

Le 14 juillet 1894, deux mois après la grande fête du centenaire de la Bataille de Tourcoing (18 mai 1794) organisée par la municipalité [1], DRON inaugure le nouvel hôpital de la rue Nationale. Dans un long discours de huit pages, il félicite la municipalité de ces dispositions et travaux et rappelle le lien symbolique qui unit la fête nationale et l’action présente des républicains. La République, c’est la solidarité sociale exprimée par ces bâtiments :

« (...) merci à l’administration et au Conseil municipal républicain de Tourcoing, (...) pour l’heureux choix et la date qui a fait coïncider cette cérémonie avec la fête nationale de la République, comme pour montrer une fois de plus que dans leur pensée, république et solidarité sociale ne font qu’une seule et même chose ».

Le 3 octobre 1897, il inaugure avec le Conseil municipal l’asile pour les vieux dont les travaux sont terminés depuis juin. Ici aussi il prononce un long discours, sous une pluie battante.


[1C’est à cette occasion que DRON est envoyé à Paris afin d’inviter le ministre de la Guerre aux festivités. En vain car le ministre était déjà retenu.

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Dans ce chapitre :


gustave DRON

Mémoire de Maîtrise en histoire contemporaine politique
de l’Université de Lille 3.
Octobre 1988

auteur

Bruno SIMON

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