GUSTAVE DRON (1856-1930)

Député-maire de Tourcoing, sénateur du Nord

Seconde partie - Chapitre 4 - Paragraphe 5/14

Le triomphe du radicalisme

Avant les élections générales législatives de 1902, on procède à une re-division de circonscription, vu l’accroissement de la population. Le canton nord de Tourcoing est rattaché au canton de Quesnoy-sur-Deûle pour former une nouvelle circonscription, la neuvième de Lille. C’est dans cette circonscription conservatrice qu’est élu au premier tour, le 27 avril, CONSTANT GROUSSEAU, professeur de droit aux Facultés Catholiques de Lille. Monarchiste sectaire mais intègre et de conviction sincère, rallié par obéissance au pape mais foncièrement réactionnaire, il rejoindra les rangs de l’”Action Libérale”.

DRON, de son côté, bénéficie de ce re-découpage qui lui ôte un canton conservateur qui lui fut toujours opposé. Il est réélu le 11 mai 1902, au deuxième tour de scrutin, avec une avance confortable sur son vieil adversaire LÉON MONNIER : 8.890 voix contre 7.797.

Il s’inscrit alors au groupe de la gauche radicale. Si la droite reste la première force (35,3%) dans le Nord, on note une très nette progression du radicalisme dans cette région (22,1%) ainsi que dans le reste de la France (20,5%). Les élections de 1902 enregistrent ainsi le triomphe du radicalisme avec le ministère d’ÉMILE COMBES, considéré comme le premier ministère radical. Ses chevaux de bataille principaux : l’école primaire et secondaire unique, l’épuration de l’administration encore réactionnaire, au niveau préfectoral notamment.

Mais, dans le Nord également, le pourcentage des voix socialistes est double (16,6%) du pourcentage national (7,9%). Cette puissante poussée socialiste, les radicaux ont de plus en plus de difficulté à la contenir, ou à s’en servir, comme DRON continue à le faire.

Pour sa quatrième magistrature, il est en outre membre de la Commission des patentes, de la Commission d’enquête sur les mines, de la Commission du travail, de la Commission d’enquête sir l’industrie textile et de la Commission supérieure du travail ! Cette liste nous laisse imaginer le temps et l’énergie qu’il consacra aux différents travaux de ces commissions.

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Dans ce chapitre :


gustave DRON

Mémoire de Maîtrise en histoire contemporaine politique
de l’Université de Lille 3.
Octobre 1988

auteur

Bruno SIMON

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