GUSTAVE DRON (1856-1930)

Député-maire de Tourcoing, sénateur du Nord

Bureau de Bienfaisance de Tourcoing - L.L - Médiathèque municipale de Tourcoing
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Première partie - Chapitre 6 - Paragraphe 4/14

Pour la bonne santé de la seconde enfance

Nous avons vu en première partie la création de l’Hôpital de la rue Nationale. C’est le 14 juillet 1903, date symbolique, qu’il inaugure le tout nouveau pavillon des enfants de cet établissement. Mais prévenir étant mieux que guérir, et liant le développement physique de l’individu au développement intellectuel, et surtout moral, comme on le faisait à l’époque, l’éducation physique avait pour DRON un rôle important à jouer dans la croissance de l’enfant.

C’est donc dans la perspective de développer des “esprits sains dans des corps sains” que se situe parmi ses principales réalisations l’Établissement des Bains Municipaux, que nous appelons aujourd’hui “la vieille piscine”. Par opposition à la plus récente installée en vis-à-vis, et non pour sa vétusté. Cet établissement était un modèle en son temps, avec un bassin de cinquante mètres de long sur dix mètres de large.

La natation obligatoire fut mise au programme des écoliers et en 1905 est créée, sous l’initiative du maire, la société des “Enfants de Neptune”. À partir de 1909, l’équipe de water-polo de cette association est la première de France, jusqu’en 1925.

Dans ce même ordre d’idées, en 1908 est construit le Gymnase municipal. C’est dans le cadre du développement de l’éducation physique qu’il travaille avec AUGUSTE POTIÉ, l’un de ses plus vieux amis, maire d’Haubourdin, plus tard sénateur du Nord et pour le moment président de la Fédération des Gymnastes du Nord et du Pas-de-Calais. Ajoutons que la 32e fête de cette fédération eut lieu les 3 et 4 juin 1906, durant l’Exposition Internationale Textile de Tourcoing, et sous la présidence d’honneur d’ARMAND FALLIÈRES. Le spectacle d’une jeunesse saine et vigoureuse s’offrait aux yeux des représentants de la République Française, dont l’un d’entre eux dira que « les troupes de cette région possèdent toutes les qualités qui font de bonnes armées » [1].

Nous comprenons mieux quel rôle civique DRON entendait donner à l’éducation physique.


[1Général Félix LEBON, du 1er Corps d’Armées, discours de la réception d’ARMAND FALLIÈRES à l’Hôtel de Ville, le 4 juin 1906.

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Dans ce chapitre :


gustave DRON

Mémoire de Maîtrise en histoire contemporaine politique
de l’Université de Lille 3.
Octobre 1988

auteur

Bruno SIMON

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