GUSTAVE DRON (1856-1930)

Député-maire de Tourcoing, sénateur du Nord

Bureau de Bienfaisance de Tourcoing - L.L - Médiathèque municipale de Tourcoing
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Seconde partie - Chapitre 6 - Paragraphe 9/14

L’Inspection Médicale Scolaire

Pour la seconde enfance encore, il prend l’initiative de créer l’Inspection Médicale Scolaire, service ouvert en janvier 1909, qui a pour but de suivre au mieux la santé des enfants, quelque soit la fortune des parents. Chaque enfant des écoles primaires publiques se voit attribuer un carnet de santé sur lequel est consigné sa taille, son poids, son pouls, son tour de poitrine, et sa largeur d’épaules, sa vue, son ouïe et diverses observations de médecins. Les familles restent ainsi avisées de l’état de santé de leurs enfants, régulièrement. Quand il y a nécessité, des médicaments sont délivrés ou des interventions chirurgicales effectuées, gratuitement s’il le faut.

La même année, il organise les patronages et colonies de vacances. Les premiers occupent les enfants durant les dimanches et les congés scolaires de la mauvaise saison à des jeux d’intérieur, projections ou diverses récréations. Pour la belle saison, c’est à Marcoing, son village natal, qu’il envoie les enfants en colonie de vacances, dans un petit castel, sur le domaine parental dont il a gardé la propriété [1]. De même, il est offert chaque année aux lauréats du Certificat d’études - que leurs parents peuvent accompagner - un voyage à Dunkerque ou à Malo-les-Bains. Cela peut nous paraître insignifiant de nos jours, mais il faut ici repenser au contexte d’alors, où les congés et voyages, aussi limités soient-ils, étaient une grande joie et une grande récompense.

Ajoutons qu’en 1912, il fonde “L’Union Post-Scolaire”, association qui groupe toutes ces oeuvres pour l’’adolescence, colonies, patronages, amicales d’anciens élèves des écoles laïques, préparation au service militaire. En dépendent les bâtiments des patronages des rues du Haze et de la Blanche-Porte, les terrains de jeux des quartiers du Blanc-Seau, du Chêne Houpline et des Orions.


[1C’est également à Marcoing que se trouve l’aérium “Gustave Dron” dont les archives ont malheureusement été détruites durant la première guerre mondiale.

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Dans ce chapitre :


gustave DRON

Mémoire de Maîtrise en histoire contemporaine politique
de l’Université de Lille 3.
Octobre 1988

auteur

Bruno SIMON

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